Cocaïne & Crack
Famille des stimulants
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Cocaïne et Crack

Amphétamines, Ecstasy et Khat

La cocaïne est, aujourd’hui beaucoup plus consommée que l’héroïne (quatre fois plus).

La cocaïne se sniffe et s’injecte mais ne peut se fumer que sous forme de crack, elle a un effet rapide mais peu durable : Pendant une heure ou deux on est infatigable, invulnérable, intelligent, ultra lucide et bien sûr euphorique et puis on redescend aussi haut tôt qu’on est monté, on est nul, on est triste, profondément déprimé, il faut recommencer.

cocaine

Le crack

De la cocaïne « basée »

Le crack est de la cocaïne « basée » (avec de l’ammoniaque ou du bicarbonate). Il s’injecte, il est surtout fumé.

Il a les mêmes effets que la cocaïne en plus puissant et plus rapide, c’est de la cocaïne concentrée qui se fume (pipe à crack), mais son action est très brève, 10 minutes seulement.

A ce rythme-là on s’épuise vite, on maigrit à vue d’œil et comme le crack n’est pas donné, les finances aussi sont épuisées. Heureusement, il n’y a pas de dépendance physique on peut aller se mettre au vert, tout arrêter.

La dépendance

La dépendance à la cocaïne et au crack à la différence de la dépendance aux opiacés est discontinue, faite de période de consommation (plus ou moins longues) et de périodes d’arrêt (plus ou moins courtes).

Les rechutes

Les « rechutes » sont dues à l’envie « irrésistible » de consommer : le craving. Le craving est directement lié à la rapidité de la montée et de la descente du produit dans l’organisme (effet montagne russ) il est assez spécifique des stimulants au premier rang desquels le crack.

La cocaïne

Une consommation démocratisée

La cocaïne n’est plus une drogue « réservée », sa consommation s’est démocratisée, multipliée par quatre en vingt ans, elle est en seconde position après le cannabis, bien devant l’héroïne. Complètement banalisée, elle est présente sans complexe sur l’espace public, c’est la « drogue de l’apéro » de l’homme actif. Une drogue bien dans son temps. Performante. Mais pour certains, ça s’emballe et ils ne maîtrisent plus rien. Ils perdent tout, se retrouvent seuls, à la rue, ratiboisés, ils n’y croient pas : “je n’avais pas le profil pour ça”.

De la cocaïne au crack

Mais c’est surtout sous forme de crack que la cocaïne  « peut faire en 3 mois les dégâts que l’héroïne fait en 3 ans ! » Le Crack présent au début seulement dans les DOM et la région parisienne est aujourd’hui en voie d’extension dans le reste du pays, sous une forme discrète, cocaïne basée ou free-base.

Il y a aussi des émigrés des opiacés qui sont passés à la cocaïne, et comme pour l’héroïne, des poly-usagers qui consomment de la cocaïne, de l’héroïne, d’autre drogues à l’occasion, de l’alcool, et des médicaments de substitution qui servent de monnaie d’échange pour se procurer de la cocaïne ou de moyen pour adoucir « l’atterrissage » après des périodes d’intense consommation. Ce sont souvent des patients suivis sous traitement de substitution qui disparaissent un temps et reviennent consulter très amaigris et pleins de bonnes intentions reprendre leur traitement de méthadone ou de buprénorphine

Les conséquences sur la santé

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