LE TEMPS DE LA CONVERSATION

Nous avons baptisé notre revue Le temps de la conversation. Antoine Artaud en 1923 écrivait que « Toutes les revues sont les esclaves d’une manière de penser et, par le fait, elles méprisent la pensée.» Le temps de la conversation, au contraire, a été pensée comme un espace de désaccords éclairés, nourris de vos propositions qui créeront véritablement sa substance.

Si nous ne pouvons espérer de cet espace l’émergence d’un sens commun partagé par tous, nous y voyons l’opportunité de créer une mutuelle compréhension, le pari de trouver dans les échanges écrits les valeurs de partage des idées, dans le respect de la prise de risque que s’exposer peut comporter.

 

La forme de ces écrits, textes « théoriques », écrits d’expériences, formes poétiques, nouvelles, illustrations, seront la trace du style de chacun. Ils seront produits dans l’objectif de construire un savoir à partir d’échanges variés. Comme tout jeu de balle, l’art de converser obéit à des règles : les règles que nous nous imposerons serons les règles décrites dans la charte du réseau 2PAO.

Bonne conversation

“La conversation est un espace convivial d’échange d’idées. […] Il n’est pas de la nature d’une conversation de dégénérer en esprit partisan.” Ali Benmakhlouf, dans un article intitulé « Un match de fond de court ou au filet”

Le Temps de la Conversation #3

La 2PAO a pour vocation d'accompagner des étudiants dans leurs travaux de recherche ou de thèses

Aussi pour ce numéro consacré à la médecine générale, nous publions ce récit parvenu voici comment.

Cet étudiant avait besoin d’une validation de ce que l’on appelle un récit de situation clinique authentique dit RSCA dans le langage barbare de la pédagogie universitaire.

La lecture de son récit, amène de suite à la réflexion que le métier de médecin généraliste dans toute sa diversité requiert des connaissances bien sûr mais aussi ce savoir être à déployé lors de chaque consultation.

Celle-ci a lieu dans cette période où seul le coronavirus n’avait sa place dans les cabinets et où ce jour, prit par de multiples occupations contrariantes, ce jeune médecin a été confronté à un récit de vie, à l’utilisation de produits qui aident à tenir, aux dommages qu’ils entrainent et pour lequel le premier acte thérapeutique a été d’ouvrir sa porte et d’entendre.

Ensuite, le récit n’est que bienveillance, et les « erreurs médicales » au vu d’une législation compliquée sont peu de choses face au soutien qu’apporte son écoute.

Nous remercions son auteur d’avoir accepté de nous la confier pour illustrer ce que la place du médecin de premier recours peut représenter dans un processus d’accompagnement

Il nous a semblé important dans ce numéro consacré à la médecine générale, d’avoir le regard réflexif d’un interne qui découvre ce métier et de mettre en perspective les réflexions d’un vieux sage !

Quant aux saynètes, elles sont là pour nous rappeler que la médecine, reflet de la vie nécessite parfois du recul, de la réflexion et une sacrée dose d’humour !

Bonne lecture,

L’équipe du Temps de la conversation.

Le Temps de la Conversation #2

Le Temps de la Conversation #1