Glossaire des Substances

2C-B (4-bromo-2,5-diméthoxyphénéthylamine) : substance, appartenant à la famille des phénéthylamines, dont les effets seraient proches à la fois de ceux de la MDMA et du LSD, procurant à la fois énergie physique et hallucinations. Classé comme stupéfiant.

4-MTA (4-méthylthioamphétamine) : substance – encore peu connue – qui aurait un effet stimulant relativement léger sans engendrer ni hallucinations ni distorsions visuelles. Le 4-MTA procurerait un sentiment de calme sans euphorie. Classé comme stupéfiant.

Adultération : terme utilisé pour faire état de l’ajout intentionnel à un produit donné de substances non indiquées au consommateur. Ce terme est employé dans le cas particulier des produits illicites pour désigner les substances bon marché ajoutées, au moment de la coupe, au produit de base, le plus souvent dans le but d’en augmenter le poids (voir aussi contamination). Les adulterants diffèrent des diluants, également produits de coupe, mais se présentant sous forme de produits pharmacologiquement inertes.

Agoniste : molécule qui mime l’action d’une molécule physiologique (ici des neurotransmetteurs) sur son site récepteur et entraîne par conséquent des effets identiques.

Alcool : substance liquide d’origine naturelle (alcool éthylique) obtenue par fermentation de végétaux riches en sucre ou par distillation, l’alcool est consommé pour ses effets euphorisants et désinhibants. Sa consommation peut entraîner une forte dépendance psychique et physique avec syndrome de manque en cas de sevrage, pouvant aller jusqu’à des délires hallucinatoires (delirium tremens). Les effets toxiques sont multiples : cirrhose du foie, cancer du foie, maladies cardiovasculaires, cancer des voies aérodigestives supérieures, etc. En vente libre.

Alcool pur : quantité théorique d’alcool exprimé en alcool à 100 % (ou à 100°).

Alcoolisation ponctuelle importante (API) : désigne le fait d’avoir bu au moins 5 ou 6 verres en une occasion selon l’âge (jeunes/adultes). On distingue les API dans le mois (au moins 1 fois au cours des 30 jours précédant l’enquête), répétée (au moins 3 fois dans le mois précédant l’enquête) ou régulière (au moins 10 fois dans le mois précédant l’enquête). Les personnes déclarant une API sont celles ayant répondu positivement à la question : « Au cours du dernier mois, vous est-il arrivé de boire 5 verres (ou 6 verres) en une même occasion ? » Ce terme est proche du concept de binge drinking anglo-saxon.

Amnesia : variété d’herbe de cannabis, fortement concentrée en THC, qui fait notamment l’objet de cultures indoor (voir cannabiculture) aux Pays-Bas et en Angleterre.

Amphétamine , amphétamines : l’amphétamine est le chef de file d’une famille de substances proches les unes des autres dans leur structure comme dans leurs effets, les amphétamines. Psychostimulantes, elles ont pour principaux effets de dissiper les sensations de fatigue et de faim et d’induire un sentiment d’euphorie et d’empathie pour l’entourage. Les plus connus sont, outre l’amphétamine, la MDMA (ecstasy), la méthamphétamine et un médicament, à prescription restreinte, le méthylphénidate. Ces quatre molécules sont classées comme stupéfiants en France. Leur usage abusif peut entraîner une tolérance et une dépendance. Classés comme stupéfiant.

Analgésique : supprime ou atténue la sensibilité à la douleur (anti-douleur).

Antagoniste : réduit ou supprime l’action d’une molécule physiologique donnée (ici, des neuromédiateurs) – et du ou des agonistes correspondants – en se fixant au niveau de son site récepteur sans le stimuler.

Antalgiques morphiniques majeurs (de niveau III) : utilisés pour le traitement des douleurs intenses et ou rebelles aux autres antalgiques de niveau inférieur, ils comprennent les sulfates de morphine à action prolongée (Skenan®, Moscontin®) et les agonistes-antagonistes morphiniques (Temgesic®). Il peuvent être utilisés de façon détournée (par voie intraveineuse notamment), pour leurs effets euphorisants, relaxants, “planants”. Comme tous les opiacés, qui ont un effet de dépression respiratoire, il peuvent amener en cas d’absorption importante au coma voire à la mort par arrêt cardio-respiratoire, surtout en cas d’association avec de l’alcool ou des benzodiazépines. Leur utilisation hors des indications médicales induit une très forte dépendance physique et psychique avec état de manque. Classés comme stupéfiant.

Antalgiques morphiniques mineurs (de niveau II) : utilisés pour le traitement des douleurs modérées à intenses, ils comprennent la codéine (Dafalgan codéiné®) et le dextropropoxyphène (Di-Antalvic®). Les effets recherchés (euphorisants, relaxants, “planants”) sont de même nature que ceux produits par les autres opiacés. Ils sont cependant moins marqués. Ils peuvent être utilisés pour limiter certains effets du manque induit par la consommation d’opiacés plus puissants. Délivrés sur prescription médicale.

Antalgiques périphériques : utilisés pour le traitement des douleurs modérées, ils comprennent le paracétamol (dont Doliprane®, Efferalgan®), l’Aspirine® et les salicylés (dont Aspegic®, Catalgine®) et la Noramydopyrine (dont Avafortan®). Ils peuvent être utilisés comme produits de coupe. En vente libre.

Antidépresseurs : classe de médicaments destinée à traiter les dépressions. Ce type de substances donne rarement lieu à un usage addictif.

Anti-inflammatoires non stéroïdiens (par opposition aux anti-inflammatoires stéroïdiens ou corticoïdes) : très nombreuses spécialités médicamenteuses normalement prescrites pour leurs propriétés antalgiques comme l’ibuprofen (Advil®) ou leurs propriétés anti-inflammatoires comme le kétoprofène (Profenid®) et le Diclofénac (Voltarène®), elles peuvent être utilisées comme produits de coupe. En vente libre.

Anxiolytiques : médicaments destinés à réduire l’anxiété ; appelés aussi « tranquillisants » (voir benzodiazépines).

Artane® / Trixyphénidyle chlorhydrate : il s’agit d’un médicament antiparkinsonien anticholinergique à action centrale et périphérique, détourné et utilisé pour ses effets hallucinogènes (souvent avec de l’alcool). Délivré sur prescription médicale.

Ayahuasca : boisson hallucinogène issue de l’infusion de deux plantes d’Amérique centrale : Banisteriopsis caapi (une liane) et Psychotria viridis (arbuste de la famille du caféier). La combinaison des deux permet la libération de diméthyltryptamine (DMT), molécule hallucinogène. La DMT est classée comme stupéfiant en France.

Baclofène : médicament ancien (Lioresal®), dérivé de l’acide gamma aminobutyrique (GABA), autorisé à l’origine pour ses effets relaxants dans les cas de contracture musculaire involontaire mais qui prescrit à forte dose apparaît efficace pour enlever toute envie de consommer de l’alcool chez certaines personnes dépendantes à cette substance.

Barette : unité de 2 ou 3 g de résine de cannabis.

Bang, bhang, bong : (chanvre en hindi) désigne initialement une boisson enivrante à base de lait et de cannabis ou une pipe sèche en bambou. Toutefois, l’usage de ce terme, qui s’est diffusé en France ces dernières années, correspond à une pipe à eau achetée dans le commerce ou fabriquée par l’usager. Cette pipe, légalement dénommée bang, sert à consommer des ” douilles ” (voir ce terme) de cannabis.

Basage : technique par laquelle la cocaïne sous sa forme chlorhydrate (sel) est transformée, à chaud, en crack ou en free base. Après dissolution dans de l’eau et adjonction d’un agent alcalin, le chlorhydrate de cocaïne est porté à ébullition. La substance qui se dépose puis est séchée constitue le crack ou free base.

Benzodiazépines (BZD) : famille de molécules à l’effet sédatif, les BZD sont prescrites essentiellement comme anxiolytiques et comme hypnotiques. Elles favorisent en outre la relaxation musculaire et entraînent des troubles de la mémoire. Les différentes BZD se caractérisent par des durées d’action variables. Elles entraînent très rapidement une dépendance physique et induisent une tolérance, mais peuvent également donner lieu à une dépendance psychique. Délivrés sur prescription médicale.

Binge drinking : terme anglo-saxon désignant une consommation amenant dans un laps de temps court (environ 2 heures) à un taux d’alcoolémie = 0,08 %, soit 0,8 g d’alcool par litre de sang (d’après l’organisme américain National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism). Pour un adulte moyen, cela équivaut à environ cinq verres et plus (quantité qui évolue en fonction de la définition du verre standard de chaque pays).

Black joint : cigarette contenant un mélange associant du crack à du cannabis (herbe) voire à du tabac.

Bonbonne : terme désignant le conditionnement d’une dose de cocaïne destinée à la revente dans un emballage en plastique thermo-soudé. Ces bonbonnes sont susceptibles d’être avalées par les passeurs/mules.

Boutiques : lieux d’accueil créés en 1993 pour les usagers actifs de drogues en situation de grande précarité. Les boutiques offrent l’accès à des installations sanitaires, du matériel de prévention (préservatifs, seringues), des soins infirmiers, une écoute et des services sociaux et/ou juridiques. Voir CAARUD.

Buprénorphine haut dosage / Subutex® : molécule opiacée agoniste et antagoniste de la morphine disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans les traitements substitutifs des pharmacodépendances majeures aux opiacés depuis 1995. La BHD est disponible sous le nom de marque Subutex® en comprimés destinés à un usage sublingual ; depuis 2006 différents génériques sont également disponibles. La prescription du produit doit se faire sur ordonnance sécurisée pour un maximum de 28 jours avec des délivrances fractionnées par 7 jours. La BHD neutralise partiellement les effets de l’héroïne et calme le syndrome de manque. Elle n’expose pas à un risque de tolérance mais donne lieu à une dépendance.

Caféine : la caféine est une substance d’origine naturelle issue du caféier (coffea arabica) ayant des propriétés stimulantes physiques (cardiaque, respiratoire) et psychiques. Ayant également des effets vasodilatateurs, elle est très souvent utilisée comme produit de coupe avec d’autres substances auxquelles elle permettrait une pénétration plus rapide. En vente libre.

Cannabidiol (CBD) : le cannabidiol (CBD) est un cannabinoïde présent dans la plante de cannabis qui, comme le Δ9-THC, agit sur les récepteurs aux endocannabinoïdes mais sans entraîner les mêmes effets. Le CBD a des propriétés anxiolytiques, relaxantes voire sédatives mais semble dépourvu de qualités euphorisantes. Il serait efficace dans le traitement des crises d’épilepsie, contre les douleurs neuropathiques résistantes aux antalgiques opiacés et de nombreuses autres affections. Sans pouvoir addictogène, il serait lui-même efficace dans le traitement des addictions à d’autres substances. Le CBD est notamment le principe actif de quelques spécialités ayant obtenu une AMM en France.

Cannabinacées : dans la classification botanique, famille de plantes qui comprend deux genres : Cannabis (chanvre) et Humulus (houblon). Les deux ont une grande importance industrielle (le chanvre fournit des fibres (tiges), de l’huile (graines) et le houblon est utilisé dans la fabrication de la bière, mais le chanvre est aussi utilisé pour un usage récréatif ; on lui donne alors communément le nom de cannabis (voir ce terme).

Cannabinoïdes de synthèse : molécules synthétiques qui imitent les effets du cannabis en se liant aux mêmes récepteurs, plus fortement que le THC (voir ce terme).

Cannabis : plante herbacée de la famille des Cannabinacées. On distingue les variétés à fibres ou ” textiles ” et les variétés productrices de résine de type ” drogue “. Ces dernières sont communément désignées sous le terme de chanvre indien. La molécule responsable des effets psychoactifs est le Delta9-tétrahydrocannabinol (voir THC). Dans son usage récréatif, la plante est utilisée pour la production de marijuana (herbe), de résine (haschisch) et d’huile de cannabis (voir définitions respectives). La teneur en THC de ces différentes formes varie selon les zones et les modes de production, les parties de la plante utilisées et les procédés de fabrication. Le plus souvent fumé sous forme de cigarette (voir Joint) mais également dans une pipe (voir Bang), le cannabis peut être aussi consommé sous forme de gâteau (voir Space-cake) ou en infusion. Ces modes de consommation restent néanmoins très marginaux en France. Souvent classé parmi les hallucinogènes, il possède des effets euphorisants, désinhibants, relaxants. La substance peut induire une tolérance et une dépendance chez les consommateurs réguliers. Le THC est classé comme produit stupéfiant en France.

Cannabis thérapeutique : utilisation du cannabis à des fins médicales. Cette pratique est illicite en France même si depuis 1999, il existe dans des cas précis des autorisations temporaires d’utilisation nominative de cannabinoïdes de synthèse.

Caillou(x) : désigne le plus souvent la forme sous laquelle se présente le crack, une fois que la galette (voir ce terme) a été désagrégée en morceaux. Dans ce contexte, un caillou correspond généralement à une dose consommée. Le terme caillou est parfois assimilé à « galette », c’est-à-dire à une unité de vente que l’on peut séparer en plusieurs doses à consommer. Il peut également servir à désigner la substance (le crack).

Cathinones : famille pharmacologique regroupant de nombreux nouveaux produits de synthèse (NPS, voir ce terme). La cathinone est à l’origine une substance naturelle psychoactive contenue dans la feuille de khat.

Champix® (varénicline) : médicament prescrit comme aide au sevrage tabagique chez les personnes d’au moins 18 ans présentant une dépendance au tabac, commercialisé en France depuis février 2007. Il agit sur les mêmes récepteurs que la nicotine, limitant ainsi à la fois les symptômes du manque et le plaisir ressenti par le fumeur lors de la consommation de tabac.

Chanvre (ou cannabis sativa) : plante de la famille des Cannabinacées (voir ci-dessus), divisée en plusieurs sous-espèces en fonction de leurs propriétés : le chanvre cultivé réputé pour sa fibre et le chanvre indien, réputé pour ses propriétés psychotropes (voir Cannabis).

Chasse au dragon : pratique consistant à inhaler les vapeurs produites par le chauffage (sans combustion) d’une substance déposée au préalable sur une feuille d’aluminium, à l’aide d’un briquet. Le passage du principe actif dans le sang a lieu au niveau des alvéoles pulmonaires, extrêmement perméables aux gaz, et non au niveau de la muqueuse nasale comme pour le sniff, ce qui accroît à la fois la rapidité et l’intensité des effets.

Chillum, chilom ou shilom : pipe droite afghane et indienne de forme conique en terre cuite ou en porcelaine utilisée pour fumer du cannabis seul ou mélangé à du tabac voire à d’autres produits.

Chloroquine : spécialité médicamenteuse (Nivaquine®) normalement prescrite comme traitement préventif ou curatif du paludisme, la spécialité Nivaquine® dont la chloroquine est le principe actif est parfois vendu comme faux ecstasy. La chloroquine est également un produit adultérant des poudres ou comprimés vendus en milieu festif. Surdosée, elle peut produire des effets des céphalées, une vision floue, des étourdissements, mais surtout des troubles cardio vasculaires aigus pouvant conduire à un arrêt cardique voire d’hallucination et de délire. Délivré sur prescription médicale.

Cigarette électronique : dispositif permettant d’inhaler un liquide aromatisé contenant ou non de la nicotine, chauffé par une résistance (un « atomiseur »), qui forme un nuage de vapeur (d’où le terme de vapotage) rappelant celui de la cigarette de tabac lors de sa combustion.

Cocaïne : stimulant obtenu chimiquement à partir de la feuille de coca (chlorhydrate de cocaïne). Le chlorhydrate de cocaïne se présente sous forme de poudre blanche, généralement sniffée et parfois fumée ou injectée ; on peut également le trouver sous forme de crack. La consommation de cocaïne induit une stimulation importante de la vigilance, une sensation d’accélération de la pensée et entraîne une dépendance psychique forte. Parmi les nombreuses appellations de la cocaïne figurent les termes suivants : c, cc, coke, coco, Cécile, Caroline, cesse, blanche, neige… Classée comme stupéfiant.

Cocaïne base : voir Crack.

Corticoïdes (anti-inflammatoires stéroïdiens) : très nombreuses spécialités médicamenteuses comme la bétaméthasone (Célestène®), leur usage est détourné en raison de leurs propriétés stimulantes physiques et psychiques. Une consommation prolongée entraîne un affaiblissement du système immunitaire (risque accru d’infections) et une fragilisation de la peau. Délivré sur prescription médicale.

Coupage, Coupe (produits de) : désigne les différentes substances pharmacologiquement inertes (diluants) ou actives (adultérants) ajoutées au produit psychoactif avant qu’il ne soit acquis par l’usager.

Crack ou Free base : produit obtenu après basage du chlorhydrate de cocaïne. La cocaïne sous sa forme chlorhydrate (poudre/sel) est modifiée après dissolution dans de l’eau et adjonction d’un agent alcalin ; le mélange est ensuite porté à ébullition. La substance qui se dépose puis est séchée constitue le « crack » ou le « free base ». À l’origine ces deux termes, nés sur le continent américain, correspondent à l’ajout de bicarbonate de sodium ou d’ammoniaque à la cocaïne. En France, ce sont surtout les contextes différents de consommation qui déterminent leur utilisation. Le crack est vendu déjà préparé, sous la forme d’une « galette » friable en « cailloux » ou cristaux qui se consomment le plus souvent fumés (voie pulmonaire), à l’aide d’une pipe. Il tire son nom du bruit que fait le caillou de crack lors de son chauffage. Le free base est quant à lui souvent fabriqué directement par l’usager. Parmi les différentes appellations du crack figurent les termes suivants : galette, caillou, youx, kecra. Pour le free base on rencontre également caillou et galette mais aussi base. Classé comme stupéfiant.

Craving : envie irrépressible de consommer qui apparaît quelques jours ou quelques heures après la dernière prise du produit psychoactif. Il est soulagé par la prise du produit. La cocaïne est à l’origine d’un craving très intense qui peut survenir même après un long temps d’abstinence (plusieurs mois, voire années).

Datura stramonium : plus connue en Europe sous l’appellation « herbe au diable », les feuilles de cette plante sont utilisées en infusion ou fumées pour leurs propriétés hallucinogènes. Cette plante a longtemps été utilisée comme médicament, notamment contre l’asthme (sous forme de cigarettes) mais son utilisation pharmaceutique est interdite depuis 1992. Produit non classé comme stupéfiant.

Designer drug : se dit d’une substance qui résulte de la transformation d’une drogue illicite, dont le trafic et la fabrication sont réprimés, en une autre drogue aux effets similaires, mais qui ne figure pas sur la liste des substances interdites. Cette transformation peut consister simplement à rajouter une molécule sur la chaîne originelle.

DMT (diméthyltryptamine) : puissant hallucinogène de courte durée d’action qui est consommé sous deux formes, naturelle (le DMT est contenu dans une centaine de plantes) ou synthétique. Classé comme stupéfiant.

Dose définie journalière : la dose définie journalière correspond à une dose théorique pour une journée de traitement. Elle permet de traduire une quantité de médicament en nombre de doses de traitement..

Douille : initialement pièce de métal cylindrique de diamètre variable qui se fixe sur la pipe et sur laquelle on dépose le cannabis. Par métonymie, désigne aussi le mode d’usage de cannabis associé à l’outil. On rencontre notamment les expressions : “couler une douille”, “se taper une douille” qui désignent l’action de fumer du cannabis au moyen d’un bang.

Drogue : substance ou produit psychoactif dont la consommation perturbe le système nerveux central en modifiant les états de conscience. Les drogues ont en commun d’agir directement sur le circuit de récompense du cerveau impliqué dans le renforcement des comportements et sur d’autres circuits dont dépend la gestion des émotions, de l’humeur, de la motivation et des apprentissages. Elles provoquent souvent, à l’origine, des sensations de plaisir qui engendrent le désir de renouveler l’expérience et conduisent certains à ne plus pouvoir contrôler leur consommation. D’autres comportements, tels que la pratique des jeux d’argent, ont une action similaire sur le cerveau.

Dronabinol : nom du THC synthétique. Ce médicament est commercialisé sous le nom de Marinol® (voir aussi NABILONE). Il n’est permis en France que sous la forme d’Autorisations temporaires d’utilisation (ATU) nominatives délivrées par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS).

E-cig : voir Cigarette électronique.

Ecstasy : Dénomination la plus fréquente pour des comprimés dont le principe actif est la MDMA (voir ce terme).

Empathogène ou entactogène : se dit de toute substance psychoactive qui amplifie la capacité d’empathie, le désir de contact avec autrui.

Flash : sensation fulgurante et intense provoquée par l’absorption du produit. Souvent employé dans le cadre de l’absorption de crack, de free base ou d’héroïne.

Flash-back (cannabique) : phénomène de reviviscence involontaire et imprévisible de certains effets d’une drogue, qui survient à distance de tout usage du produit. Pour le cannabis, son stockage dans les tissus adipeux pourrait entraîner des décharges retardées dans les trois mois après le dernier usage et sur le plan clinique, une angoisse majeure de dépersonnalisation. Les flashback sont plus fréquemment associés à une consommation de LSD ou d’autres hallucinogènes. Il s’agit d’un phénomène très rare et très peu documenté.

Free base : voir Crack

Générique : médicament tombé dans le domaine public, pouvant être produit par tous les laboratoires pharmaceutiques. Entraîne une baisse du prix de la molécule en autorisant la concurrence.

Galette : terme désignant la forme sous laquelle est commercialisé le crack avant d’être désagrégé en cailloux, souvent à l’aide d’un cutter. Le plus souvent la galette correspond à une unité de vente (une dose vendue). Dans ce contexte, une galette pèse en général entre 50 et 200 mg et sera divisé en environ 4 à 6 cailloux. Le terme « galette » peut également être employé pour désigner la substance elle-même ; une galette équivaut alors à « du crack ».

GHB, Gamma OH (gamma-hydroxybutyrate) / GBL (gamma butyrolactone) : le GHB est une substance anesthésique se présentant sous la forme d’un liquide incolore et inodore aux effets d’abord euphorisants, puis sédatifs et amnésiants. Son précurseur, le GBL, est un solvant industriel, transformé en GHB par l’organisme après absorption. Leur consommation peut induire une dépendance, avec un effet de tolérance particulièrement marqué. Si seul le GHB est classé sur la liste des stupéfiants, le GBL est interdit à la vente et à la cession au public depuis septembre 2011.

Gorilla : voir Cannabinoïdes de synthèse.

Hallucinogène (ou psychodysleptique) : substance psychoactive dont l’usage est recherché pour sa capacité à induire des distorsions des perceptions en agissant sur les neurones du cerveau. Celles-ci peuvent être visuelles, auditives, spatiales, temporelles ou concerner la perception que l’individu a de son propre corps. La plupart des hallucinogènes sont des végétaux ou des alcaloïdes extraits de ceux-ci et, plus rarement, des produits obtenus par synthèse chimique.

Hashish ou H ou Shit : préparation à base de résine de cannabis, issue des glandes sécrétrices des fleurs et des feuilles des plants femelles, obtenue par tamisage manuel ou mécanique. Après séparation de la plante, la résine est chauffée puis pressée en plaques ou savonnettes (voir ce terme) qui reçoivent souvent une marque de fabrique imprimée en creux (comme un sceau). Cette présentation sous forme de savonnette prévaut au niveau du trafic international, les usagers détenant plutôt des sections de plaques ou savonnettes (par exemple de 10 ou 20 g) ou des barrettes (voir ci-dessus). La teneur en THC (voir ci-dessous) est très variable d’un produit à l’autre. Classé comme stupéfiant.

Héroïne : molécule opiacée, synthétisée à partir de la morphine, elle-même produite à partir du pavot. L’héroïne peut se présenter sous forme de poudre blanche (sel acide) ou marron (sel basique). Elle peut être injectée en intraveineuse, sniffée ou fumée en « chassant le dragon ». Les propriétés pharmacologiques de l’héroïne, substance sédative, sont comparables à celles de la morphine mais elle agit plus vite, plus intensément et plus brièvement. Du fait de sa forte capacité à générer une dépendance psychique et physique ainsi qu’une tolérance, elle est devenue dans les années 1970 le principal produit illicite d’addiction en France. L’héroïne est un produit classé comme stupéfiant en France (voir aussi « chasse au dragon »). Classé comme stupéfiant.

Huile de cannabis : distillat huileux que l’on obtient à partir de la résine de cannabis à l’aide de solvants. Ces produits ont une concentration en THC plus élevée que pour les autres formes de cannabis. Ils sont peu disponibles en France et en Europe. Le terme peut également désigner une huile d’usage courant obtenue à partir des graines de cannabis et dépourvue de toute propriété psychoactive. Classée comme stupéfiant.

Hypnotiques : classe de médicaments utilisés comme somnifères (voir aussi benzodiazépines).

Ice (Dexméthamphétamine) / Méthamphétamine : la méthamphétamine est un produit de synthèse provoquant les mêmes effets que l’amphétamine (stimulant physique et psychique) sous une forme plus marquée. Elle se présente en général sous forme de cristaux transparents fumables d’où elle tire son nom. L’intoxication aiguë est caractérisée par une hyperactivité, un état confusionnel, une angoisse, des hallucinations, une agressivité et un syndrome sérotoninergique (délires, augmentation de la température corporelle, défaillance cardio-respiratoire). La méthamphétamine induit une dépendance physique et psychique. Elle a un potentiel neurotoxique lorsqu’elle est consommée de manière répétée. Classé comme stupéfiant.
Voir méthamphétamine.

Inhalation : absorption par les voies respiratoires.

Injection : voie d’usage de certaines substances psychoactives. L’injection intraveineuse vise à l’obtention d’un effet « flash » supérieur aux autres modes de prise, quand il ne s’agit pas, pour des usagers de longue date, d’addiction à la pratique elle-même. L’injection reste également un mode d’usage majeur parmi les usagers de drogues problématiques, dans le but de rentabiliser les quantités achetées, quand la survenue de la tolérance rend les doses nécessaires pour obtenir les effets ou supprimer le manque de plus en plus élevées. Le terme de shoot peut aussi être employé.

Ivresse cannabique : état associant un sentiment de bien-être, des troubles mnésiques, une sédation ou une excitation et à doses élevées une dissociation d’idées, des troubles d’appréciation spatiotemporels, des perceptions sensorielles accrues et modifiées, pouvant aller jusqu’à de fortes hallucinations. Ces troubles persistent pendant quelques heures.

Ivresse publique et manifeste : contravention de deuxième classe qui donne lieu à une procédure judiciaire poursuivie devant le tribunal. L’article R. 3353-1 du Code de santé publique punit le fait de se trouver en état d’ivresse manifeste dans les lieux désignés (rues, chemins, places, cafés, cabarets ou autres lieux publics). Dans ce cas, « par mesure de police », la personne est « conduite à ses frais au poste le plus voisin ou dans une chambre de sûreté, pour y être retenue jusqu’à ce qu’elle ait recouvré la raison » (article L. 3341-1).

Joint, Stick ou Spliff : cigarette de résine ou d’herbe de cannabis souvent mélangée à du tabac en France.

Kava ou Kava Kava (Nom Italien) : dit aussi Kawa ou Kawa Kawa (Nom allemand)
Plante tropicale utilisée historiquement dans les îles du pacifiques dans le cadre de rituels récréatifs. Consommée pour ses propriétés anxiolytiques sous forme de boisson préparée à partir de ses racines. Interdit en France en 2002 par mesure de prévention d’une éventuelle hépatotoxicité.

Kétamine : produit hallucinogène utilisé en France en anesthésie vétérinaire et humaine (chlorhydrate). Elle provoque une ivresse particulière à faibles doses, des hallucinations et une sensation de perte de l’unité psychique et physique à fortes doses. On la trouve le plus souvent sous forme de poudre, parfois sous forme liquide. Elle est principalement sniffée, mais peut être avalée et beaucoup plus rarement injectée en intramusculaire ou fumée. La kétamine est à l’origine de dépendances en cas d’usage régulier. Classée comme stupéfiant.

Khat : le khat est une plante (catha edulis) dont les feuilles sont utilisées comme stimulant nerveux. Celles-ci sont en général consommées fraiches, mastiquées ou consommées en infusion. L’alcaloïde principal contenu dans la plante est la cathinone, laquelle agit comme un stimulant du système nerveux central dont les effets sont similaires à ceux des amphétamines. Classé comme stupéfiant.

Legal highs : drogues de synthèse qui imitent les effets de certaines substances interdites (ecstasy et cocaïne notamment). Initialement employé pour souligner l’absence de classement sur la liste des stupéfiants de la plupart de ces nouvelles substances, ce terme ne correspond plus aujourd’hui à la stricte réalité. Certaines substances ont été inscrites sur la liste des stupéfiants dans un ou plusieurs pays de l’UE et leur vente à des fins de consommation est dans tous les cas illégale. Les termes designer drugs ou research chemicals sont également employés. Ces produits sont souvent proposés à la vente sur Internet.

Marijuana (Marie-Jeanne et autres orthographes diverses) : substance à usage psychoactif faite des feuilles et des tiges du chanvre indien, séchées et hachées pour être fumées. L’étymologie de ce terme reste mal connue : il serait dérivé du portugais mariguango, ” excitant “, qui s’appliquait, à l’origine, à un tabac de qualité médiocre. Désignation la plus fréquente du cannabis en Amérique du Nord. La francisation (” Marie-Jeanne “) est apparue dans les années 1970. Classée comme stupéfiant.

mCPP (méta -(chloroph Ényl) pipérazine) : principe actif stimulant, retrouvé fréquemment dans les comprimés d’ecstasy en lieu et place de la MDMA.

MDMA (3,4-méthylènedioxymétamphétamine) : principe actif de l’ecstasy, il s’agit d’une molécule ayant une activité de type amphétaminique dont l’usage s’est développé en Europe parallèlement à celui de la culture techno. La forme dominante en France au début des années 2010 n’est plus le comprimé mais la poudre et parfois le cristal. La MDMA est avalée mais aussi sniffée, plus rarement fumée ou injectée. En plus de ces effets amphétaminiques, la MDMA est un produit hallucinogène à fortes doses. Elle est classée comme stupéfiant en France. Classée comme stupéfiant.

Médicaments de substitution aux opiacés (MSO) : médicaments utilisés dans le cadre des traitements de substitution aux opiacés (TSO). On utilise parfois MSO de préférence à TSO pour évoquer l’ensemble des usages de ces médicaments, y compris les usages non thérapeutiques. Médicaments psychoactifs Médicaments qui ont un effet psychoactif, même si celui-ci ne constitue pas l’effet visé (exemple : la morphine). Voir médicaments psychotropes.

Médicaments psychotropes : médicaments dont l’effet recherché est de modifier le psychisme. Les principales classes de médicaments psychotropes sont : les hypnotiques (ou somnifères), les anxiolytiques (ou tranquillisants), les antidépresseurs, les neuroleptiques, les thymo- régulateurs (ou régulateurs de l’humeur) et enfin, les psychostimulants. Les médicaments psychoactifs constituent une classe plus large que les psychotropes. Lorsque l’on ne parle pas des médicaments, les mots « psychotrope » et « psychoactif » ont la même signification.

Méphédrone (4 méthcathinone ou 4 MMC) : stimulant de synthèse de la famille des cathinones, proche de la famille des phénéthylamines (contenant la MDMA et l’amphétamine).

Mescaline : principe actif du peyotl (echinocactus williamsii) et d’autres plantes hallucinogènes, la mescaline provoque des distorsions de la perception visuelle, spatiale et temporelle. Sa consommation peut occasionner crises de panique, angoisse, paranoïa et autres troubles psychiatriques, de manière plus ou moins durable. Classée comme stupéfiant.

Méthamphétamine / Ice (Dexméthamphétamine) : la méthamphétamine est un produit de synthèse de la famille des amphétaminiques, psychostimulant majeur et hautement addictif. provoquant les mêmes effets que l’amphétamine (stimulant physique et psychique) sous une forme plus marquée.
Elle se présente en général sous forme de cristaux transparents fumables mais également sous forme de comprimés semblables aux Ecstasy. d’où elle tire son nom. Aux Etats-Unis elle est surtout disponible sous sa forme cristalline (d’où son nom de Crystal ou Ice) fumée ou injectée. En Asie du Sud-est elle est plutôt ingérée sous forme de comprimés ; son nom Thaïlandais est Yaba, le « médicament qui rend fou ».
L’intoxication aiguë est caractérisée par une hyperactivité, un état confusionnel, une angoisse, des hallucinations, une agressivité et un syndrome sérotoninergique (délires, augmentation de la température corporelle, défaillance cardio-respiratoire). La méthamphétamine induit une dépendance physique et psychique. Elle a un fort potentiel neurotoxique lorsqu’elle est consommée de manière répétée. Classée comme stupéfiant.

Méthadone (chlorhydrate de méthadone) : traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés dans le cadre d’une prise en charge médicale, sociale et psychologique, la méthadone est disponible sous forme de sirop ou de gélule. Les traitements par méthadone doivent être initiés par des médecins exerçant en centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou à l’hôpital. Le relais par un médecin de ville est possible, une fois le patient stabilisé. La forme « gélule » de la méthadone, plus discrète (les flacons de sirop sont très volumineux) et ne contenant ni sucre, ni éthanol, n’est pas destinée à la mise en place d’un traitement ; elle peut être prescrite en relais de la forme sirop aux patients stabilisés depuis au moins un an.
La prescription initiale de la forme « gélule » est réservée aux médecins exerçant en CSAPA ou dans les services hospitaliers spécialisés dans les soins aux usagers de drogues. La durée maximale de prescription est de 14 jours pour la méthadone sirop, tandis qu’elle est de 28 jours pour la méthadone gélule. La prescription se fait sur ordonnance sécurisée et la délivrance est fractionnée par périodes de 7 jours maximum, sauf mention du prescripteur sur l’ordonnance “délivrance en une seule fois”. La toxicité aiguë de la méthadone est supérieure à celle de la buprénorphine (risque de surdose). Classée comme stupéfiant.

Morphine (sulfate de) : molécule agoniste opiacée disposant d’une autorisation de mise sur le marché pour le traitement des douleurs intenses et/ou rebelles aux autres produits analgésiques. Le traitement est disponible sous forme à action brève et sous forme à action prolongée (Moscontin LP® et Skenan LP®). Les présentations d’action prolongée sont parfois utilisées comme traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés. La morphine est un sédatif classé comme stupéfiant.

Mule : terme désignant des personnes/passeurs transportant de boulettes de cocaïne, généralement, in corpore. Cette pratique peut entraîner la mort en cas de rupture accidentelle des sachets. On rencontre parfois le mot de « bouletteux ».

Nabilone : médicament cannabinoïde, substitut synthétique du THC, commercialisé sous le nom de Césamet® (voir aussi Dronabinol). Il n’est autorisé en France que sous la forme d’Autorisations temporaires d’utilisation (ATU) nominatives délivrées par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Délivré sur prescription médicale.

Narguilé, Narghilé ou Chicha : mode de consommation traditionnel du tabac dans une partie de l’Asie et de l’Afrique. Désigne aussi l’objet utilisé, une pipe constituée d’un long tuyau communiquant avec un vase rempli d’eau que la fumée traverse avant d’arriver à la bouche du fumeur. S’utilise en France avec du tabac (souvent parfumé). Peut être employé avec du cannabis ; on parle alors également d’une pipe à eau ou d’un bang.

Neuroleptiques : classe de médicaments principalement prescrits dans les psychoses (schizophrénie par exemple).

Nouveaux produits de synthèse ou Nouvelles drogues de synthèse : terme regroupant un ensemble de substances synthétiques qui imitent les effets de différents produits et n’ont la plupart du temps, au moment de leur apparition sur le marché, pas de statut juridique clair. Ces produits parmi lesquels on trouve des cannabinoïdes de synthèse, des cathinones ou des pipérazines, sont souvent commercialisés sur Internet. On désigne aussi parfois ces produits par les termes de legal highs, research chemicals et designer drugs.

Opiacés : famille de produits obtenus à partir de l’opium, produit sédatif d’origine naturelle provenant de cultures de pavot (Papaverum somniferum). Leur action peut être agoniste et/ou antagoniste à l’opiacé de référence (la morphine). Outre la morphine, l’héroïne, la codéine, la méthadone, la buprénorphine haut dosage, la nalorphine, la naloxone et la naltrexone sont des opiacés. Une des caractéristiques majeures de certains opiacés est leur capacité à induire une dépendance psychique et physique. Classés comme stupéfiant.

Opium : préparation obtenue à partir du latex des capsules du pavot. En pratique, l’opium est traditionnellement fumé ou inhalé sous forme de vapeurs, plus rarement ingéré (généralement pour une utilisation thérapeutique) ou prisé (pour la poudre d’opium). Classé comme stupéfiant.

Peyotl : plante d’Amérique centrale, de la famille des cactacées, utilisée lors de pratiques chamaniques pour ses propriétés hallucinogènes dues à la présence de mescaline. Le peyotl est généralement mâché, parfois bu sous forme d’infusion. En France, le peyotl comme ses préparations ont été inscrits sur la liste des stupéfiants.

Pipe à eau : voir Narguilé.

Pipérazines : ensemble de molécules synthétiques ayant pour chef de file la benzylpipérazine (BZP). La pipérazine, noyau commun aux molécules de cette famille, s’insère également dans la structure de certaines substances médicamenteuses.

Poppers : préparations contenant des nitrites d’alkyle (amyle, butyle, propyle, cyclohexyle etc), dissous dans des solvants organiques se présentant sous la forme de petit flacon ou d’ampoule à briser pour pouvoir en inhaler le contenu. Ils produisent une euphorie éventuellement accompagnée de rires, une dilatation intense des vaisseaux et une accélération du rythme cardiaque. Certains usagers les utilisent pour améliorer les performances sexuelles. Interdits à la vente ou à la cession en France entre 2011 et 2013, la fabrication et la commercialisation de ces poppers ne sont plus désormais sous le régime de l’interdiction.

Précurseur : produit chimique susceptible d’être utilisé dans la fabrication de stupéfiants.

Prémix : mélange industriel de boissons alcoolisées et non alcoolisées sucrées. Ils contiennent entre 4° et 5,5° d’alcool pur, tout comme les « alcopops ». Ces préparations sont soumises en France à une taxation spéciale.

Produits à inhaler : Voir Solvants organiques

Produit primaire : produit à l’origine de la prise en charge cité en premier, a priori celui qui pose le plus de problèmes à l’usager.

Produit secondaire : produit à l’origine de la prise en charge cité en seconde position.

Protoxyde d’azote : produit de synthèse, le protoxyde d’azote est un gaz utilisé comme anesthésique en médecine et propulseur dans les bombes aérosols. Dans le cadre d’un usage détourné, il est utilisé en inhalation pour ses effets d’ivresse, d’euphorie, d’étourdissement et d’excitation. Sa durée d’action est très courte. Délivré sur prescription médicale pour les spécialités pharmaceutiques.

Psilocybine : produit hallucinogène d’origine naturelle, issu des champignons de type psilocybe. Ingérés crus ou cuits (dans une omelette par exemple), ces derniers provoquent des distorsions de la perception visuelle, spatiale et temporelle. Leur consommation peut occasionner crises de panique, angoisse, paranoïa et autres troubles psychiatriques de manière plus ou moins durable. Classé comme stupéfiant.

Psychoactif (ve) (produit , substance) : qui agit sur le psychisme en modifiant le fonctionnement du cerveau, c’est-à-dire l’activité mentale, les sensations, les perceptions et le comportement. Au sens large, beaucoup de produits possèdent un effet psychoactif (café par exemple) mais tous ne posent pas problème. Dans un sens plus restreint, les substances psychoactives sont celles dont l’usage peut être problématique. On classe habituellement les substances psychoactives en trois catégories : les sédatifs, les stimulants et les hallucinogènes. En dehors du cas particulier des médicaments (voir médicaments psychotropes), les termes psychotropes et psychoactifs ont la même signification.

Rabla : terme signifiant « poudre » en langue arabe et désignant l’héroïne. Son utilisation par les dealers implique que certains consommateurs ignorent de quel produit il s’agit.

Rachacha : résidu d’opium de fabrication artisanale, le rachacha se présente sous forme de pâte molle de couleur marron rouge et peut être fumé ou ingérée en décoction. Il est recherché pour ses effets euphorisants, relaxants, “planants”. Son utilisation induit une très forte dépendance physique et psychique. Classé comme stupéfiant.

Rail : poudre de cocaïne disposée en lignes, destinées à être sniffées.

Résine : Voir Haschisch

Rose des bois : plante qui produit des graines qui contiennent, entre autres, un principe actif hallucinogène, le LSA (D-Lysergic acid amine ou ergine), proche chimiquement du LSD. Les graines sont utilisées en petites quantités par mastication, mais elles se prêtent aussi à une extraction aisée du LSA. Les effets induits par le LSA durent entre 6 et 8 heures. Substance non classée comme stupéfiant.

Salvia divinorum : produit d’origine naturelle, la salvinorine A est le principe actif de la Salvia divinorum (Sauge divine), dont les feuilles sont le plus souvent fumées, mais aussi parfois ingérées ou inhalées. Elle provoque des distorsions de la perception visuelle, spatiale et temporelle. Sa consommation peut occasionner crises de panique, angoisse, paranoïa et autres troubles psychiatriques de manière plus ou moins durable. Classé en liste I (substance vénéneuse) .

Savonnette : unité correspondant à 250 g de résine de cannabis.

Sédatif (ou psycholeptique) : substance ayant des effets calmants. Les principales substances addictives ayant des effets sédatifs sont les opiacés, les benzodiazépines (anxiolytiques, hypnotiques) et les solvants. Certaines classifications incluent l’alcool, classé par d’autres avec les hallucinogènes.

Sinsemilla : terme signifiant sans graine en espagnol. Désigne une qualité de cannabis apparue dans les années 1960 aux États-Unis obtenue en croisant génétiquement différentes variétés et en développant au maximum la capacité en THC.

Skenan : Ce médicament est un antalgique puissant qui contient de la morphine. Il combat la douleur en agissant directement sur le cerveau. Il est utilisé dans le traitement des douleurs intenses ou rebelles, notamment des douleurs cancéreuses. Voir sulfate de morphine.

Slam : terme désignant des pratiques d’injection de stimulants (méphédrone notamment), chez les gays dans le cadre de relations sexuelles.

Sniff : technique d’absorption par voie nasale, en général à l’aide d’une paille. Le produit est ici absorbé par la muqueuse nasale et non au niveau pulmonaire comme c’est le cas lors de l’inhalation. Il s’agit d’un synonyme du terme « priser » qui n’est, pour sa part, pas employé dans ce cadre.

Speedball : mélange d’héroïne et de cocaïne consommé en sniff ou en injection.

Spice, Sence ou Scope : voir Cannabinoïdes de synthèse.

Solvants organiques : molécules volatiles ou gazeuses ayant la propriété de dissoudre les substances grasses. On les trouve dans de très nombreux produits, notamment les peintures, vernis, encres, colles, pesticides, produits d’entretien, cosmétiques (laques à cheveux), désodorisants d’intérieurs, carburants, antigel, comme gaz propulseur dans les bombes aérosols et comme gaz anesthésique d’usage hospitalier. Consommés par inhalation, ils provoquent une euphorie accompagnée de sensations d’ivresse, voire d’hallucinations, suivie d’une somnolence. Ils sont classés parmi les sédatifs. Ils peuvent donner lieu à une dépendance psychique et physique et à une tolérance. Ils ont surtout un effet neurotoxique, entraînant une détérioration des capacités mentales.

Somnifères : voir Hypnotiques.

Stimulants (ou psychoanaleptiques) : produits qui ont pour particularité d’augmenter l’activité psychique. Les principales substances addictogènes stimulantes sont la cocaïne (dont crack) et les amphétamines (dont l’ecstasy). D’autres produits sont considérés comme des stimulants mineurs : caféine et nicotine par exemple.

Stupéfiants (produits ou substances) : substance inscrite dans l’une des listes de stupéfiants telles qu’elles ont été définies par la Convention unique de 1971 sur les stupéfiants. Si ces derniers constituaient initialement un groupe de substances réunies par leur propriété commune à inhiber les centres nerveux et à induire une sédation de la douleur (opiacés essentiellement), ils rassemblent aujourd’hui, au sens juridique, un ensemble de produits, variables quant à leur structure, leurs propriétés pharmacologiques et leur capacité à induire une pharmacodépendance. Les critères de classement d’une substance comme stupéfiant reposent sur deux principes : son potentiel à induire une pharmacodépendance et les dangers qu’elle représente pour la santé publique.

Subutex® : voir Buprénorphine haut dosage

Surdose (ou Overdose) : intoxication aiguë, à l’issue parfois fatale, engendrée par la consommation d’une drogue, d’un stupéfiant ou d’un médicament psychoactif.

Synthèse (drogue , produit ou substance de) drogue produite artificiellement et non extraite de végétaux. Couramment, le terme de « drogues de synthèse » constitue l’appellation générique de diverses drogues spécifiquement conçues (synthétisées) pour leurs effets euphorisants, stimulants ou hallucinogènes (par exemple : LSD, MDMA, kétamine, etc.). Voir aussi Nouveaux produits de synthèse.

Tabac : produit d’origine naturelle (nicotiana tabacum) dont le principe actif est la nicotine, le tabac est un stimulant psychique et physique dont le mode de consommation le plus répandu est l’inhalation par combustion des feuilles séchées (« fumer »), mais qui peut être aussi ingéré par voie orale (« chiquer ») ou nasale (« priser »). Sa consommation entraîne une forte dépendance psychologique. Les effets toxiques sont multiples à long terme : bronchite chroniques, maladies cardiovasculaires, cancer des poumons et des voies aérodigestives supérieures… En vente libre.

Tabagisme passif : exposition (souvent involontaire) à la fumée du tabac dans l’environnement.

Test DETA : ensemble de quatre questions utilisées à l’origine par les cliniciens pour dépister les consommateurs d’alcool à risque de dépendance. Ce test est désormais souvent utilisé dans les enquêtes épidémiologiques dans le but de déterminer un nombre et une proportion de consommateurs d’alcool à risque de dépendance.

Test de Fagerström : test mesurant la dépendance au tabac. Il permet d’évaluer celle-ci sur la base des réponses à six questions. Une version abrégée, comprenant seulement deux questions (laps de temps entre le réveil et la première cigarette et consommation journalière), est souvent utilisée, notamment dans les enquêtes épidémiologiques.

Taf, Tirette, Latte… : bouffée de cigarette ou de pipe de haschisch.

THC ou Tétrahydrocannabinol : principe actif du cannabis (précisément Delta9-tétrahydrocannabinol) responsable de ses effets psychotropes. Voir Cannabis.

Tilétamine (2-éthylamino-2-thien-2-cyclohexanone) : molécule anesthésique utilisé dans des médicaments vétérinaires de structure chimique semblable au PCP et à la kétamine. La tilétamine est détournée de son emploi pour ses propriétés dissociatives. Il existe un risque de coma en cas d’absorption importante, majoré en cas d’association avec l’alcool. Délivré sur prescription vétérinaire. Classé stupéfiant.

Toxicomanie : comportement de dépendance à l’égard d’une ou plusieurs substances psychoactives. Maintenant remplacé par le terme addiction.

Trafic (interpellation pour) : voir Usage, usage-revente, trafic local, trafic international (interpellations pour)

Traitement de substitution aux opiacés (TSO) : modalité de traitement d’un sujet dépendant, reposant sur l’administration d’une substance ayant une activité pharmacologique similaire à celle de la drogue addictive (l’héroïne ou un autre opiacé en l’occurrence). La substitution vise à supprimer ou du moins diminuer la consommation d’opiacés illicites et à insérer le patient dans une logique de soins psychiques et physiques. La notion de TSO par rapport à celle de MSO (médicaments de substitution aux opiacés) implique la mise en oeuvre d’une prise en charge également sociale et psychologique. Depuis 1995, les médecins disposent de deux médicaments : la méthadone et la buprénorphine haut dosage. Quelques rares patients sont également traités avec des sulfates de morphine, mais il n’existe pas pour ce dernier médicament d’autorisation de mise sur le marché.

Tranquilisants : voir Anxiolytiques

Trixyphénidyle / Artane® : il s’agit d’un médicament antiparkinsonien anticholinergique à action centrale et périphérique, détourné et utilisé pour ses effets hallucinogènes (souvent avec de l’alcool). Délivré sur prescription médicale.

Usage non substitutif de BHD : désigne une consommation de buprénorphine haut dosage qui ne vise pas à remplacer une consommation d’héroïne ou n’est pas rendue nécessaire par une dépendance à l’héroïne. Cet usage peut concerner une personne qui consomme de la BHD sans jamais avoir consommé d’héroïne ou une personne qui devient dépendante de la BHD, sans jamais avoir été dépendante de l’héroïne.

Vapoteuse : voir Cigarette électronique.

Yaba : Le yaba est un produit de synthèse de la famille des métamphétamines se présentant sous forme de comprimés. Il est consommé pour ces propriétés fortement stimulantes (d’un point de vue aussi bien physique que psychique). L’intoxication aiguë est caractérisée par une hyperactivité, un état confusionnel, une angoisse, des hallucinations, une agressivité et un syndrome sérotoninergique (délires, augmentation de la température corporelle, défaillance cardio-respiratoire). Le yaba induit une dépendance physique et psychique. Il a un potentiel neurotoxique lorsqu’il est consommé de manière répétée. Classé comme stupéfiant.
Voir Méthamphétamine

Zyban ® (bupropion) : médicament psychotrope, apparenté à l’amphétamine, prescrit comme aide au sevrage tabagique chez les personnes majeures présentant une dépendance au tabac, commercialisé en France depuis septembre 2001. Il doit être accompagné d’un soutien psychologique.