Formation par l’image : cas cliniques


La 2PAO vous présente
Des témoignages d'usagers en consultation avec le Docteur Jacques Barsony fondateur de l'association PASSAGE. Ces témoignages sont essentiels dans la pratique de notre activité car ils représentent la réalité du terrain. Nous espérons que ces cas cliniques vous apporteront une plus value pédagogique, un point de vue peut être différent du votre. Nous vous invitons également à partager avec nous vos vidéos d'expériences similaires en nous les envoyant par mail en cliquant sur ce lien
Dr.B
Médecin

Cas clinique 1 : le skenan

Histoire

La RDR « underground »  Les sulfates de morphine (Skénan* et Moscontin*) et la buprénorphine (Temgesic*) ont été utilisés largement par les médecins (généralistes dans 80% des cas)   dans le traitement des personnes dépendantes de l’héroïne dès le début de l’épidémie de SIDA,  avant l’autorisation des  médicaments de substitution.

Le Néocodion* (codéine comprimés) était le seul produit largement disponible sans ordonnance.. Une boite  par jour et par pharmacie était autorisée, les patients pouvaient avoir des délivrances dans plusieurs pharmacies  (10 millions de boites vendues en1992).

Le Skenan  (sulfate de morphine)

Les sulfates de morphine sont des euphorisants puissant d’une demie vie de 12 h per os mais de 4 h seulement par voie la  IV habituellement utilisée. Durée trop brève pour une  utilisation satisfaisante et confortable comme TSO. Injecté Le Skenan a un effet qui a peu à envier à l’héroïne et il est responsable d’un craving puissant. Il a été rapidement écarté des prescriptions par les médecins au profit du Temgesic plus facile à gérer. Le Temgesic, bien qu’efficace sur le manque, n’a qu’un effet psychotrope mineur et n’incite par a surconsommer.

Cas clinique 2 : le lyrica

Prégabaline · assimilée stupéfiant

La prégabaline (Lyrica 0 ou autre) est structurellement proche de l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), un neurotransmetteur. Dans l’Union européenne, elle est autorisée dans certaines épilepsies, les douleurs neuropathiques et l’anxiété généralisée. À compter du 24 mai 2021, en France, les spécialités à base de prégabaline sont soumises en partie à la réglementation des stupéfiants: elles sont “assimilées stupéfiants”

En pratique

La classification de la prégabaline parmi les médicaments assimilés stupéfiants est justifiée face au nombre croissant d’abus et de dépendances.
Ce risque incite à peser soigneusement le pour et le contre avant d’envisager un traitement par prégabaline ou par gabapentine, particulièrement dans les situations où leur efficacité est incertaine. En cas d’utilisation de la prégabaline, il importe d’informer les patients du risque de dépressions respiratoires, notamment en cas de prise concomitante d’un opioïde. Il est utile que les professionnels de santé soient attentifs aux demandes exagérées, avec une réponse adaptée au contexte : refuser ou limiter l’approvisionnement, ou savoir aborder par le dialogue l’éventualité d’une dépendance.

Cas clinique 3 : les benzodiazepines

Les faux amis

Les benzodiazépines (lexomil* Valium* etc.) ne devraient pas être banalisées. Le mésusage (surdose , mélange avec l’alcool) en font un produit plus dangereux que les stupéfiants .